Balder Blog

Posted April 2, 2009

Frank Brunner se défend contre les accusations de Swiss juif / sioniste groupe haineux CICAD

Til Forsiden

 

 

English Deutsch

(Introduction traduite automatiquement)

Journaliste suisse Frank Brunner a été emprisonné pour des critiques contre Israël et les Juifs parce que les Juifs / sionistes haineux groupe CICAD (Coordination intercommunautaire contre l'antisémitisme et la diffamation) par le président du groupe de la haine; Philippe Grumbach avocat a déposé une plainte contre lui auprès de la police sur des accusations d'antisémitisme, pour les déclarations faites dans le cadre de la bande de Gaza Conflict.

Site indisponible

Journaliste suisse Frank Brunners http://www.interet-general.info site a été tirée par le autorités Suisse. La plupart des nouvelles de Brunner, et le site lui-même jusqu'à présent semble être disponible uniquement en français.

J'ai trouvé Frank Brunners réponse à ces allégations dans le cache Google.

J'ai d'abord été alerté sur le cas de Frank Brunner par un court article:

Le journaliste suisse Frank Brunner a été emprisonné à Genève, en Suisse, pour avoir critiqué les juifs sur son site Internet www.interet-general.info. Il a été maintenu jusqu'à ce que de Mars 5 Mars 13 en prison à Genève. Brunner a été choqué par les atrocités commises par l'armée israélienne à Gaza - et applaudis par de nombreux Juifs dans le monde entier. Brunner a publié ses sentiments à propos de juifs des horreurs sur son site Internet. La police a arrêté Brunner suisse sur Mars 5, après avoir été accusé par la haine juive CICAD groupe de critiquer les juifs. La haine est dirigée par Philippe Grumbach avocat juif. Il est interdit par le droit de critiquer les juifs en Suisse depuis juif Dreyfus a eu un ministre anti-libre-parole loi adoptée en 1995. Brunner le site web de la CICAD a été verrouillé à ses ordres. Toutefois, le 13 Mars, Brunner a été libéré après son arrivée qu'il a effectivement fait pas l'une des choses que les ennemis juifs semblant. Et maintenant, heureusement, Brunner est contre-attaque. Sur Mars 24, il a poursuivi le groupe de la haine juive CICAD pour avoir été victimes de harcèlement, de diffamation et a dénoncé à tort.

National Alliance News March 29, 2009 - Swiss Journalist Jailed For Criticizing The Jews


15 mars 2009


Suisse : Attaque juive contre la liberté d’expression

 

  Images ajoutées par Balder

Reportage exclusif

20 mars 2009

par Frank BRUNNER

Au moyen de procédés scandaleux, une organisation juive genevoise s’efforce de criminaliser toute critique de la politique israélienne ou des juifs en général. La liberté d’expression est gravement menacée. Les sites Internet sont particulièrement visés. Interet-general.info a subi une telle attaque.

 

Durant l’agression israélienne contre la population palestinienne de la bande de Gaza, en décembre 2008-janvier 2009, le site interet-general.info a publié une série d’articles dénonçant le carnage dont étaient victimes les Palestiniens et le soutien fanatique des juifs du monde entier au terrorisme d’Etat israélien.

On rappellera que les Israéliens ont interdit à la population palestinienne de fuir la bande de Gaza, alors même qu’ils bombardaient systématiquement des localités surpeuplées, massacraient délibérément des familles entières, et tiraient sur les ambulances ou les empêchaient d’accéder aux blessés. Les crimes de guerre israéliens ont été relatés par de nombreux médias et dénoncés par Amenesty International. Pendant que se déroulait ce carnage, les juifs du monde entier applaudissaient. En France, Richard Pasquier, le président du Crif, a déclaré que 95 % des juifs soutenaient Israël.

Le 27 janvier 2009, à Genève, la Coordination intercommunautaire contre l’antisémitisme et la diffamation (Cicad) a saisi le Tribunal de 1ère instance d’une "demande de mesures provisionnelles urgentes", afin que l’accès à plusieurs pages du site interet-general.info soit bloqué. A l’appui de sa demande, au lieu de présenter une copie du texte intégral des pages litigieuses, la Cicad n’a présenté qu’une compilation de fragments d’articles (parfois seulement le titre de l’article) et de commentaires que j’avais rédigés. Le contexte dans lequel s’inscrivaient ces fragments avait été systématiquement escamoté. Il s’agit là d’un procédé malhonnête.

A titre de comparaison, c’est comme si un journaliste avait écrit une série d’articles sur les abus policiers. Dans un article, on découpe "policiers ripoux". Dans un autre article, on découpe "des méthodes de voyous". Dans un autre article, on découpe "des policiers indignes de leurs fonctions". Tout ce qui démontre la véracité de ces critiques est escamoté. Ensuite, sur la base de cette compilation de fragments, on affirme que le journaliste avait pour seul but de "susciter la haine de la police" et on exige la censure de ses articles.

 

Bien qu’étant webmaster du site interet-general.info, je n’ai même pas été informé de l’existence d’une procédure devant le Tribunal de 1ère instance. Je n’ai pu ni me défendre contre les allégations de la Cicad, ni exercer mon droit de recours contre la décision du Tribunal de 1ère instance. A mon insu, l’hérbergeur du site interet-general.info a reçu du tribunal l’ordre de bloquer l’accès aux pages litigieuses, en sorte que les internautes ne puissent plus les lire.

Non contente de faire censurer arbitrairement les pages litigieuses, le 30 janvier 2009, toujours à Genève, la Cicad a déposé, à mon encontre, une plainte pénale pour "menace" et "antisémitisme". Son but était de me faire emprisonner et elle espérait me faire condamner à plusieurs années de prison. Là encore, la plainte reposait sur une compilation de fragments de textes dont le contexte avait été systématiquement escamoté.

Ne me doutant de rien de tout cela, le 5 mars 2009 au matin, je me trouvais devant mon ordinateur, travaillant à l’illustration d’un article que je m’apprêtais à mettre en ligne, quand on sonne à la porte. Je vais ouvrir et je me retrouve devant plusieurs policiers en civil accompagnés d’un magistrat. Celui-ci m’a alors informé que l’accès à plusieurs pages du site interet-general.info avait été bloqué sur ordre du Tribunal de 1ère instance et que j’étais l’objet d’une plainte pénale. Les policiers étaient là pour saisir le disque dur de mon ordinateur et m’arrêter. Dans mon esprit, il ne faisait aucun doute que le lobby juif tentait de m’intimider, dans l’espoir que je renonce à critiquer Israël et les juifs.

Les policiers m’ont emmené à l’Hôtel de Police. Là, un inspecteur m’a remis une sorte de tract m’informant de mes droits et il m’a montré la plainte de la Cicad, sans toutefois m’en remettre une copie. J’ai constaté que seuls des fragments d’articles étaient cités dans cette plainte, mais, à ce moment-là, je supposais que la version intégrale des textes litigieux figurait par ailleurs dans le dossier. L’inspecteur voulait savoir si je reconnaissais avoir publié les fragments en question. Non seulement je l’ai reconnu, mais j’ai déclaré ne pas renier un seul mot de mes écrits, affirmant ma conviction de n’avoir rien publié d’illégal. J’ai demandé à l’inspecteur qui j’étais censé avoir menacé et en quoi consisteraient ces menaces, mais il a été incapable de me répondre. Lorsque l’inspecteur m’a présenté le procès-verbal de l’interrogatoire à signer, j’ai constaté qu’il y était écrit que je me serais rendu à l’Hôtel de Police de mon plein gré, alors qu’en réalité on m’y avait emmené de force. J’ai exigé que l’inspecteur rectifie ce point.

 

Une fois le procès-verbal signé, je m’attendais à pouvoir rentrer chez moi et reprendre mon travail sur interet-general.info. Mais l’inspecteur m’a dit que je devais encore être vu par l’officier de police. En attendant, on m’a enfermé "au violon", c’est-à-dire dans un cachot. Il s’agit d’un réduit en béton dans lequel il n’y a qu’un matelas-mousse et deux couvertures à proximité de WC turcs. Même pas un robinet. Pas la moindre fenêtre, car on se trouve au sous-sol. Les murs, le plafond et la porte sont couverts d’inscriptions, parfois gravées et parfois tracées avec la flamme d’un briquet, laissées par les anciens "locataires". C’est une littérature édifiante du genre : "Les Suisses sont tous des pédés", "Untel est une balance", etc... Les locataires des "violons" doivent laisser leurs chaussures dans le couloir, près de la porte de leur cachot. On peut ainsi facilement repérer quels sont les "violons" occupés.

J’étais là depuis quelques heures quand un policier est venu me chercher pour un me photographier, prendre mes empreintes digitales et effectuer un prélèvement d’ADN. Je me suis étonné qu’on veuille prélever l’ADN d’un prévenu à propos d’une affaire d’articles publiés sur Internet. Quand le prévenu s’oppose au prélèvement d’ADN, les policiers lui font du chantage : "Si vous refusez, on vous enferme "au violon" jusqu’à ce qu’on ait reçu l’autorisation du juge".

En guise de repas, les prévenus "au violon" de l’Hôtel de Police reçoivent un gobelet de soupe instantanée. La plupart survivent. En guise de boisson, on leur sert un gobelet d’eau.

Je ne me souviens plus si c’est le soir même ou le lendemain matin que j’ai été appelé auprès de l’officier de police. Celui-ci m’a demandé de confirmer la déclaration que j’avais faite à l’inspecteur. J’ai répété que je ne reniais pas un mot des écrits publiés et que j’étais convaincu d’être dans mon droit. Une fois encore, j’ai demandé qui j’étais censé avoir menacé et en quoi consisteraient ces menaces, mais, comme l’inspecteur, l’officier de police a été incapable de me répondre. Il m’a annoncé que j’allais rester "au violon" en attendant d’être transféré au Palais de Justice et présenté au juge d’instruction de permanence.

Mon transfert au Palais de Justice a eu lieu, en fourgon cellulaire, le 6 mars 2009, au lendemain de mon arrestation, en début de soirée. Les fourgons cellulaires sont divisés en petits compartiments dans lesquels ont a du mal à pénétrer. Impossible d’y tenir debout. On est menotté.

Tout comme l’Hôtel de Police, le Palais de Justice de Genève comporte un certain nombre de cachots où sont enfermés les prévenus en attendant de comparaître devant tel ou tel magistrat. Certains prévenus viennent, comme moi, de l’Hôtel de Police, tandis que d’autres viennent de la prison de Champ Dollon. Les cachots du Palais de Justice sont environ trois fois plus grands que ceux de l’Hôtel de Police. On y trouve le même genre de littérature sur les murs, la porte et le plafond. Il n’y a pas non plus de robinet. Par contre, une petite fenêtre donne sur une cour intérieure du Palais de Justice. Au lieu d’une soupe instantanée, les prévenus enfermés dans les cachots du Palais de Justice reçoivent un plateau-repas. Pour boire, ils reçoivent une sorte de bol d’eau. En comparaison de l’Hôtel de Police, c’est Byzance. S’ils doivent passer la nuit sur place, on distribue aux prévenus un matelas, un drap et une couverture.

C’est en début de soirée que j’ai été reçu par la juge d’instruction de permanence. Elle n’avait pas non plus eu connaissance du texte intégral des articles litigieux et raisonnait uniquement sur la base des fragments compilés par la Cicad. Je lui ai répété que je ne reniais pas un mot des textes publiés et que j’étais convaincu d’être dans mon droit. Tout comme l’inspecteur et l’officier de police, elle n’a pas été capable de m’expliquer qui j’étais censé avoir menacé, ni en quoi auraient consisté ces menaces. Elle m’a néanmoins inculpé et ordonné mon emprisonnement : "De toute façon, je vais transmettre le dossier à une collègue. Vous verrez tout ça avec elle". Aucune copie d’un quelconque document ne m’a été remise. Avant de quitter le bureau de la juge, j’ai signé un formulaire pour une demande d’avocat d’office.

 

Après une nuit dans un cachot du Palais de Justice, on m’a transféré, en fourgon cellulaire, à la prison de Champ Dollon. A mon arrivée, on m’a fait signer divers documents mentionnant l’argent et les effets personnels (papiers d’identité, cartes bancaires, ceinture, canif, etc...) en ma possession. Après cette formalité, j’ai enfin pu prendre une douche. La première depuis mon arrestation. Ensuite, un gardien m’a accompagné au 3ème étage, jusqu’à un couloir cellulaire. Il m’a remis un matelas-mousse, un drap, un oreiller, un duvet, des housses, des services de table, un rasoir jetable, un savon, un gobelet, une brosse à dents et du dentifrice.

Quand le gardien a ouvert la porte de la cellule 350, j’ai constaté que les deux couchettes superposées étaient déjà occupées et qu’il me faudrait installer mon matelas sur le sol. Les deux jeunes détenus qui se trouvaient là ont été contrariés par mon arrivée, car nous allions nous marcher dessus. Ils ont protesté auprès du gardien, car ils savaient que d’autres cellules, sur le même étage, n’étaient occupées que par un seul détenu. Mais les gardiens ont l’ordre d’isoler certains détenus et de ne pas mettre n’importe qui avec n’importe qui. Malgré ces circonstances désagréables, mes camarades de cellule m’ont fait bon accueil et nos relations ont très vite été cordiales. Un hasard extraordinaire voulait que tous deux habitaient la même rue que moi, bien qu’il s’agisse d’une petite rue. Nous ne nous étions jamais vus auparavant.

Deux jours plus tard, à la suite des protestations persistantes de mes co-détenus, les gardiens m’ont changé de cellule. Je me suis retrouvé à la 356, en compagnie d’un détenu réputé pour ronfler très fort, raison pour laquelle on l’avait laissé seul jusqu’alors. Il paraît que ses ex-camarades de cellule ne parvenaient pas à fermer l’œil. Appelons-le Albert Kadish. Il était obèse et âgé d’une soixantaine d’années. Par un nouveau hasard extraordinaire, il s’agissait d’un juif. Si un scénariste avait imaginé une telle situation, elle n’aurait pas parue crédible.

 

A en croire le portrait que fait de moi la Cicad, on suppose sans doute qu’à peine la porte de la cellule fermée je me suis empressé d’égorger ce juif en hurlant : "Il va payer pour les autres !", "Vive Al-Qaïda !" ou "Heil Hitler !" En réalité, nos relations, ont immédiatement été courtoises. M. Kadish m’a expliqué être un juif marocain expatrié en Suisse après la guerre des Six Jours de juin 1967. A l’époque, la population marocaine était très remontée contre les juifs. M. Kadish attendait d’avoir atteint l’âge de la retraite pour quitter la Suisse et aller s’installer dans un kibbutz, en Israël. Dès notre première conversation, j’ai constaté que nous avions des positions diamétralement opposées sur le conflit israélo-palestinien : "Les Arabes sont tous des menteurs et des voleurs !" "Un bon Arabe est un Arabe mort !" "Israël est la patrie des juifs !" "Nous avons conquis la Cisjordanie par la guerre et nous avons le droit de la garder !" "Si les Palestiniens veulent un Etat, les autres pays arabes n’ont qu’à leur céder une partie de leurs terres !" J’ai compris qu’il était vain de discuter davantage, car même après un siècle de blabla, M. Kadish serait resté sur sa position et moi sur la mienne. Nous avons changé de sujet pour ne plus y revenir.

J’ai raconté à M. Kadish mon litige avec la Cicad. Pour passer le temps, M. Kadish m’a appris un jeu de cartes, et nous avons pris l’habitude de jouer plusieurs parties chaque jour. Par la suite, comme nos relations étaient devenues cordiales, je lui ai lancé, ironiquement : "M. Kadish, dans votre malheur, vous avez la chance d’être tombé sur un dangereux antisémite, tandis que je..." Je n’ai pas pu achever ma phrase, car nous nous sommes mis à rire.

Chacune des cellules de la prison de Champ Dollon est équipée d’un téléviseur. Il est enfermé dans une boîte, derrière une vitre en plastique, et scellé au mur, juste à la bonne hauteur pour qu’on s’y cogne la tête dix fois par jour. "Ce n’est pas grave. Vous avez la tête dure !" m’a aimablement affirmé M. Kadish. "Vous aussi, vous avez la tête dure, lui ai-je répondu. C’est bien, d’avoir la tête dure, à condition de ne pas s’obstiner quand on a tort."

Je n’aime pas du tout la télévision. Son bruit m’empêche de me concentrer pour lire ou écrire. Certains détenus allument leur téléviseur aussitôt qu’ils se réveillent. Ils le laissent fonctionner pendant toute la journée, zappant continuellement d’une chaîne à l’autre, et ils sont même capables de s’endormir avec le téléviseur allumé. Avec eux, on n’a pas une minute de silence de toute la journée. L’une des raisons pour lesquelles j’ai eu d’excellentes relations avec M. Kadish, c’est qu’il a accepté de n’allumer le téléviseur que quelques heures par jour. Sans cela, il est certain que nos relations se seraient rapidement dégradées. Au réveil, il regardait une émission entrecoupée de bulletins d’information. Vers midi, il regardait un jeu plus ou moins débile. Au milieu de l’après-midi, il regardait une série policière allemande. Après le repas du soir, il se tapait encore un ou deux jeux télévisés débiles, en attendant que l’infirmier lui apporte son somnifère. Quant aux célèbres ronflements de M. Kadish, je les remarquais à peine, car je passais l’essentiel de mes nuits absorbé par la lecture d’un livre.

Le 11 mars 2009, un gardien est venu m’annoncer un parloir d’avocat. Chaque fois qu’un détenu se déplace au sein de la prison, il doit traverser des détecteurs de métaux, comme dans un aéroport. Ces détecteurs sonnent pour n’importe quoi : les passe-lacets de vos chaussures, les boutons métalliques d’un jeans ou une paire de lunettes. A chaque fois, il faut retirer ses chaussures, vider ses poches, ôter ses lunettes.

Le parloir d’avocat est une petite pièce mal éclairée, avec une table et deux sièges qui se font face. La personne qui m’attendait était une avocate stagiaire, pleine de bonne volonté, mais ne faisant manifestement pas le poids face aux avocats chevronnés et dénués de scrupules de la Cicad. Elle aussi n’avait jamais vu le texte intégral des articles litigieux et elle raisonnait exclusivement sur la base des fragments compilés par la Cicad. Je sentais qu’avec elle je ne pouvais espérer qu’une défense molassonne, alors que je méditais une féroce contre-attaque. J’ai donc demandé à cette avocate stagiaire de contacter Pascal Junod -un avocat expérimenté qui m’avait déjà défendu, de manière désintéressée, dans des procès de nature politique- et de lui demander s’il acceptait de me défendre au tarif de l’assistance juridique. C’est parce que ce tarif est tellement peu rémunérateur que la plupart des avocats désignés d’office délèguent le dossier à un stagiaire travaillant dans leur étude.

 

Au cours de cette entrevue, l’avocate stagiaire m’a expliqué que la juge d’instruction saisie du dossier s’opposait à ma libération provisoire dans l’attente du jugement, en invoquant un "risque de récidive", puisque j’étais susceptible de publier de nouveaux articles critiquant Israël et les juifs. Bien qu’elle ne se soit même pas souciée de m’entendre depuis mon emprisonnement, la juge invoquait également les besoins de l’instruction. A l’en croire, je risquais d’effacer du site interet-general.info les articles litigieux. Or, ces articles avaient été supprimés du site par le Tribunal de 1ère instance, à la demande de la Cicad. Loin de vouloir les supprimer, j’avais écrit, depuis la prison de Champ Dollon, au directeur d’Infomaniak, pour lui demander de les rétablir sur le site et de m’en envoyer une copie, car il s’agissait de pièces à conviction.

Le 12 mars 2009, on m’a à nouveau appelé pour un parloir d’avocat. Cette fois, c’était Pascal Junod. Il m’a dit que l’avocate stagiaire lui avait téléphoné la veille. Non seulement il a aussitôt accepté de me défendre, mais il a décidé de payer l’avocate stagiaire pour les heures travaillées sur mon dossier. Il était stupéfait d’apprendre qu’on m’avait emprisonné pour un simple délit d’opinion sur Internet et que j’étais détenu depuis déjà une semaine. Il n’avait pas encore pu consulter le dossier. La juge d’instruction avait transmis ce dossier à la Chambre d’Accusation, où je devais comparaître le lendemain. La Chambre d’Accusation est une instance habilitée à prolonger ou non une détention provisoire.

Le 13 mars 2009 au matin, la Tribune de Genève affichait partout la manchette suivante : "Blogueur genevois antisémite en prison". A la rubrique locale figurait un article consacré à cette affaire. Cet article se basait manifestement sur une copie de la plainte de la Cicad, car il citait certains des fragments de la compilation concoctée par mes adversaires. La journaliste n’avait, elle non plus, pas eu l’occasion de lire les textes litigieux dans leur intégralité.

 

Le titre de l’article était : "Site web antisémite : internaute genevois arrêté". L’article était illustré par une photo montrant deux dépêches d’agences publiées sur le site interet-general.info. La banière du site avait été floutée, mais ma signature était clairement lisible au bas d’un commentaire dont j’avais complété l’une des dépêches d’agences. J’avais intitulé la première dépêche d’agence : "Proche Orient : Encore un Palestinien tué par des juifs après une attaque au bulldozer à Jérusalem". La seconde dépêche d’agence était intitulée : "Proche Orient : Les Palestiniens sont délibérément affamés par les juifs". La légende de cette photo présentait ces dépêches d’agences comme "des articles antisémites".

Dans l’article de la Tribune de Genève, Philippe Grumbach, un avocat président de la Cicad, déclarait : "On ne peut pas tout laisser passer au nom de la liberté d’expression. Cette affaire montre qu’Internet est le principal vecteur de l’antisémitisme, qui revient en force au vu de la situation au Proche Orient. Il existe actuellement un amalgame entre la politique du gouvernement israélien et la communauté juive. Notre objectif est qu’il [Frank Brunner] cesse définitivement de déployer sa haine des juifs sur Internet, nouveau sanctuaire des délires antisémites".

Je pense que la publication, de cet article dans la Tribune de Genève, ce jour-là -alors que j’étais détenu depuis déjà une semaine-, visait à influencer les juges de la Chambre d’Accusation qui le liraient en buvant leur café, dans un bistrot en face du Palais de Justice, avant d’entamer leur journée de travail.

Du point de vue d’un détenu, une audience de la Chambre d’Accusation se résume par deux transferts en fourgon cellulaire, de la prison au Palais de Justice et retour, et des heures d’attente dans les cachots du Palais de Justice. Tout cela pour une comparution de quelques minutes. Beaucoup de détenus refusent de comparaître en raison de la manière dont ils sont traités.

Les juges de la Chambre d’Accusation n’avaient, eux non plus, pas eu connaissance du texte intégral des articles incriminés. Ils raisonnaient, eux aussi, sur la base des fragments compilés dans la plainte de la Cicad.

Devant la Chambre d’Accusation, la Cicad et la juge d’instruction demandaient la prolongation de ma détention. Celle-ci pouvait être prolongée de trois mois renouvelables, jusqu’à la date du procès. L’avocat de la Cicad est allé jusqu’à affirmer que la publication des articles litigieux pouvait me valoir une condamnation à 4 ans de prison. C’était du moins ce que le lobby juif espérait. Cerise sur le gâteau : l’avocat de la Cicad demandait la fermeture du site interet-general.info et la suppression pure et simple de ce nom de domaine.

Par l’intermédiaire de son avocat, la Cicad s’est efforcée de me dépeindre comme un individu abject, véritable danger public. Ainsi, par exemple, l’avocat de la Cicad a évoqué une affaire d’entartage de politicien datant d’environ une dizaine d’années. Mais au lieu de dire qu’il s’agissait d’un entartage, il a évoqué "une condamnation pour voie de fait", en laissant entendre qu’il s’agissait d’une grave agression, pour ne pas dire une tentative d’assassinat.

 

L’avocat de la Cicad a évoqué de manière encore plus perfide une affaire plus récente, passant sous silence le fait que l’enquête m’avait rapidement innocenté et laissant entendre exactement le contraire. A l’époque, j’avais publié, sur le site interet-general.info, un article consacré à la pornographie sur Internet. Pour illustrer cet article, j’avais choisi, sur Google images, deux photos qui n’étaient même pas réellement pornographiques. L’une représentait deux jeunes femmes nues assises et riant devant un ordinateur, tandis que l’autre représentait un couple sous la douche, vu plus ou moins de dos.

Sous couvert de l’anonymat, une personne avait écrit à la police fédérale en m’accusant d’avoir publié des photos "pédophiles" sur interet-general.info. Cette accusation anonyme a été transmise à la police genevoise. Un inspecteur de la brigade des mœurs m’a convoqué pour un interrogatoire et le disque dur de mon ordinateur a été saisi pendant trois jours, pour examen, avant de m’être restitué. Je n’ai eu aucune peine à démontrer à l’inspecteur que les photos incriminées n’avaient rien à voir avec de la pédophilie. Et voilà donc que, devant la Chambre d’Accusation, l’avocat de la Cicad insinue néanmoins que je serais pédophile. Chacun appréciera ces méthodes à leur juste valeur.

Quand le président de la Chambre d’Accusation m’a donné la parole, j’ai dénoncé la malhonnêteté intellectuelle de mes adversaires, rappelé le contexte de la guerre de Gaza, le soutien massif des juifs du monde entier au carnage perpétré par l’armée israélienne, les crimes de guerre dénoncés par Amnesty International et, pour conclure, j’ai demandé : "Fallait-il que je joigne mes applaudissements à ceux des juifs ?"

Après avoir délibéré, la Chambre d’Accusation a refusé de prolonger ma détention et a annulé l’inculpation pour "menaces" :

"Attendu que les charges de discrimination raciale, au sens de l’article 261 bis du Code Pénal, sont suffisantes et, dans leur matérialité, non contestées [cela signifie que je ne conteste pas être l’auteur des textes incriminés. Je conteste uniquement que la publication de ces textes, dans leur version intégrale, soit constitutive d’une infraction],

 

"Qu’en revanche les charges de menaces, au sens de l’article 180 du Code Pénal, ne peuvent être retenues, "Qu’en effet il n’apparaît pas des propos reprochés à l’inculpé qu’il ait menacé quiconque d’une façon individualisée,

"Qu’on ne voit en tout cas pas en quoi la plaignante et partie civile [la Cicad] aurait été effectivement alarmée ou effrayée, ou que l’inculpé lui ait fait redouter la survenue d’un préjudice dans ses intérêts à elle,

"Que la menée à chef de l’expertise psychiatrique [réclamée par la juge d’instruction, mais que je refuse car il n’y a pas lieu de "psychiatriser" cette affaire] d’un citoyen suisse domicilié à Genève n’impose pas le maintien en détention,

"Que le risque de réitération peut être pallié par des mesures moins incisives que la détention, preuve en soit que la plaignante et partie civile a déjà pu efficacement mettre un terme à la diffusion des premiers propos de l’inculpé,

"Que la fermeture du site ou la suppression du nom de domaine ne dépendent pas de la détention de leur animateur, "Que, pour le surplus, les antécédents de l’inculpé sont anciens et de nature différente,

"Qu’en définitive, la gravité des idées propagées par l’inculpé ne suffit pas à justifier à elle seule de prolonger la détention, (...)

"La Chambre d’Accusation refuse d’autoriser la prolongation de la détention avant jugement de Brunner Frank,

"Ordonne en conséquence sa mise en liberté immédiate, à charge pour la personne inculpée de se présenter à tous les actes de la procédure aussitôt qu’elle en sera requise. (...)"

Ma libération "immédiate" n’a été effective qu’au début de la soirée. D’abord, il m’a fallu regagner l’un des cachots du Palais de Justice, en attendant qu’un fourgon me ramène, avec d’autres inculpés, à la prison de Champ Dollon. A mon arrivée, il m’a fallu restituer la literie de ma couchette, le torchon, la serviette de bain, les services de table, les livres empruntés à la bibliothèque de la prison.

Avant même que j’aie quitté la cellule, un nouveau détenu y était introduit. Il s’agissait d’un Algérien âgé d’une soixantaine d’années qui devait être transféré à Zurich quelques jours plus tard. Il avait le moral dans les chaussettes. M. Kadish et moi nous sommes efforcés de le réconforter, l’aidant à s’installer sur ce qui avait été ma couchette et répondant aux questions inquiètes qu’il nous posait.

Ce n’est qu’après la distribution du repas du soir que le gardien chef d’étage est enfin venu me chercher pour m’accompagner au greffe de la prison, où je devais encore récupérer mon argent et les effets personnels dont on m’avait dépouillé à mon arrivée. Tout en avançant dans un couloir, il me dit : "Alors, M. Brunner, vous allez bientôt pouvoir boire une bonne bière !" "Je ne suis pas bière." "Un whisky ?" insiste-t-il. "Non. Un joint." Il s’est mis à rire. "Quand vous écrirez votre reportage, j’espère que vous ne direz pas du mal de nous." "Je n’ai aucune raison de dire du mal de vous. Tout le monde a été correct". "Dites particulièrement du bien des gardiens du 3ème étage !"

Frank BRUNNER

Original page trouvée dans le cache Google

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Plume de Presse 18 Avril 2009 - Censure en direct sur France Inter : on ne parle pas des extrémistes juifs !

 


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Britain Holland
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USA The Racist and Supremacist Roots of the Ideology behind the European Union - Coudenhove Kalergi
Canada Danish mainstream holocaust researcher refutes claim of 6 million Jews killed during The Holocaust

Pak Alert Press March 16, 2009 - Six Jewish Companies Own 96% of the World’s Media


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